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Doute Acrylique et Pastels gras sur toile 45 x 45 cm
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Nu
Aquarelle 44 x 28 cm |
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Nu
masculin
Pastel 40 x 50 cm
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Aquarelle sur toile avec collage 20 x 60 cm |
Nu au pastel 39 x 29 cm |
Pastel 42x 30 cm |
Rêverie
Pastel sur papier velours 60 x 40 cm |
NU Aquarelle 20 x 30 cm
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Sablier de rêve aquarelle et brou de noix
24 x 32 cm
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Nu aquarelle et brou de noix
24 x 32 cm
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Exposition à thème "La Poésie du Corps"
Toutes les peintures ci-dessous ont été présentées avec un extrait de poème. Les titres ont été attribués en fonction du poème choisi. Vous trouverez, ci-dessous, tous ces extraits.
Les pays de ton corps
Ta peau ma patrie préférée.
Dans le désir aigu de toi,
Avec le corps en désirance
pour atteindre de toi
la seule aimance.
(Jacques Salomé)
Quand je te vois glisser
Dansante et gracieuse,
Je sens flotter mon âme errante
Autour de toi :
Je me regarde vivre,
Ombre silencieuse ;
Mes jours purs, sous tes traits,
Repassent devant moi !
(Marceline Desbordes-Valmore)
J’étais
dans un Jardin Merveilleux.
Des
sons harmonieux me berçaient.
Je
crus d’abord que c’était
Le
chant d’allégresse des oiseaux,
Mais
prêtant l’oreille à cette mélodie
Je
discernai peu à peu des paroles précises.
Une
voix douce et bonne me parla :
« Au
centre de ce Jardin superbe
Où
tu te trouves,
Existe
un arbre exceptionnel.
Quand
tu voudras savoir quelque chose
Questionne
cet arbre
Et
tu sauras tout ce qu’il te faut savoir »
Je
demandai :
« Quel
est cet arbre ? »
La
voix me répondit :
« Cet
arbre c’est toi. »
Et
je me réveillai….
(Robert L. Gagné)
Le piano que baise une main frêle
Luit dans le soir rose et gris
vaguement,
Tandis qu’un léger bruit d’aile
Un air bien vieux, bien faible et
bien charmant
Rôde discret, épeuré quasiment,
Par le boudoir longtemps parfumé
d’Elle.
(Auteur inconnu)
Plus que de
belles paroles
Plus que de belles paroles
Ou des caresses folles
D’une tendresse infinie
Ton regard m’a tout dit
J’ai vécu dans tes yeux
Un moment merveilleux
J’y ai trouvé ton Ame
Et la joie d’être Femme
L’espace d’un instant
J’ai quitté le Présent
J’ai laissé mes tourments
Dans les coulisses du Temps
J’ai accroché ma peine
A l’entrée de la scène
(Dany Lemot)
Et toi qui attendais
Que je vienne vers toi
Je me suis approchée
Tu m’as prise dans tes bras
En cet instant magique
J’ai perdu la réplique
Puis tu m’as dévêtue
J’ai mis mon cœur à nu
C’était une Première…
J’ai éteint la lumière
Le rideau s’est fermé
J’ai repris mes tourments
Et rendossé ma peine
J’ai erré dans la nuit
Et cherché dans le noir
La lueur d’un regard
Un souvenir qui fuit
(Dany Lemot)
Les sanglots longs
Des violons de l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure.
Et je m’en vais
Au vent mauvais qui m’emporte
Deça, delà,
Pareil à la feuille morte
(Paul Verlaine, poèmes saturniens)
TOUTE PENSEE EST UNE FLEUR…
Unique en son espèce.
Qui naît, s’ouvre et brille,
lueur
Dans notre nuit épaisse.
Elle paraît et disparaît
Comme un rêve à l’aurore.
D’où vient-elle ? On
l’ignore.
Dans son éclat, dans sa fraîcheur,
Avant qu’elle nous laisse,
Embaumons-la, forme et couleur,
La frêle enchanteresse.
Toute pensée est une fleur
Unique en son espèce.
(Frédéric Amiel)
Demain, dès l’aube, à l’heure
où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu
m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par
la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus
longtemps.
(Extrait, Victor Hugo, Les
contemplations)
Elle
était déchaussée, elle était décoiffée…
Elle était déchaussée, elle était
décoiffée,
Assise, les pieds nus, parmi les
joncs penchants,
Moi qui passais par là, je crus
voir une fée,
Et je lui dis : Veux-tu
t’en venir dans les champs ?
Elle essuya ses pieds à l’herbe
de la rive :
Elle me regarda pour la seconde
fois,
Et la belle folâtre alors devint
pensive.
Oh ! comme les oiseaux
chantaient au fond des bois !
(Extrait, Victor Hugo, Les
Contemplations)
Mon
bras pressait ta taille frêle…(l'Etreinte)
Mon bras pressait ta taille frêle
Et souple comme le roseau :
Ton sein palpitait comme l’aile
D’un jeune oiseau.
Longtemps muets, nous contemplâmes
Le ciel où s’éteignait le jour.
Que se passait-il dans nos âmes ?
Amour ! Amour !
Comme un ange qui se dévoile,
Tu me regardais, dans la nuit,
Avec ton beau regard d’étoile,
Qui m’éblouit.
(Victor Hugo, Les Contemplations)
Reste ici caché : demeure !
Dans une heure,
D’un œil ardant tu verras
Sortir du bain l’ingénue,
Toute nue,
Croisant ses mains sur ses bras.
Car c’est un astre qui brille
Qu’une fille
Qui sort d’un bain au flot clair,
Cherche s’il ne vient personne,
Et frissonne,
Toute mouillée au grand air.
(Extrait, Victor Hugo, Les
orientales)
Elle me dit, un soir, en souriant :
-Ami, pourquoi contemplez-vous sans
cesse
le jour qui fuit, ou l’ombre qui
s’abaisse,
Ou l’astre d’or qui monte à
l’orient ?
Que font vos yeux là-haut ? je
les réclame.
Quittez le ciel; regardez dans mon
âme !
(Extrait, Victor Hugo, Les
Contemplations)
Si tu m’appartenais (faisons ce rêve
étrange !),
Je voudrais avant toi m’éveiller
le matin
Pour
m’accouder longtemps près de ton sommeil d’ange
Egal et
murmurant comme un ruisseau lointain.
Oh !
Comprends ce qu’il souffre et sens bien comme il aime,
Celui qui
poserait, au lever du soleil,
Un
bouquet, invisible encor, sur ton sein même,
Pour
placer ton bonheur plus près de ton réveil !
(Extrait,
René-François SULLY PRUDHOMME, Les solitudes)
Ecoute,
tout mon cœur se déchaîne et t’appelle,
C’est
fini des pâleurs timides et des cris
Qui
restent dans la gorge en pleurs des tourterelles.
C’est
fini des mots bleus et des gestes fleuris.
C’est
fini de t’aimer en nouant des guirlandes
D’avril
sur tes cheveux, en me pendant à toi
Comme un
panier de joncs où meurent des lavandes
Quand la
lune le soir nous conduit dans les bois.
(Cécile
Sauvage)
Il pleure
dans mon cœur
Comme il
pleut sur la ville ;
Quelle est
cette langueur
Qui pénètre
mon cœur ?
O bruit de
la pluie
Par terre
et sur les toits !
Pour un cœur
qui s’ennuie,
O le chant
de la pluie !
(Extrait,
Paul Verlaine, Romances sans paroles)
Fauve avec
des tons d’écarlate,
Une aurore
de fin d’été
Tempétueusement
éclate
A
l’horizon ensanglanté.
La nuit rêveuse,
bleue et bonne
Pâlit,
scintille et fond dans l’air,
Et
l’ouest dans l’ombre qui frissonne
Se teinte
au bord de rose clair.
La plaine
brille au loin et fume.
Un oblique rayon venu
Du soleil
surgissant allume
Le fleuve
comme un sabre nu.
(Extrait,
Paul Verlaine, Jadis et naguère)
Le
foyer, la lueur étroite de la lampe…
Le foyer,
la lueur étroite de la lampe ;
La rêverie
avec le doigt contre la tempe
Et les
yeux se perdant parmi les yeux aimés :
L’heure
du thé fumant et des livres fermés ;
La douceur
de sentir la fin de la soirée ;
La fatigue
charmante et l’attente adorée ;
De
l’ombre nuptiale et de la douce nuit,
Oh !
tout cela, mon rêve attendri le poursuit
Sans relâche,
à travers toutes remises vaines,
Impatient
mes mois, furieux des semaines !
(Paul
Verlaine, La bonne chanson)
L’Amour
de l’Amour
Aimez bien
vos amours ; aimez l’amour qui rêve
Une rose
à la lèvre et des fleurs dans les yeux ;
C ‘est
lui que vous cherchez quand votre avril se lève,
Lui dont
reste un parfum quand vos ans se font vieux.
(Extrait,
Germain Nouveau, La Doctrine de l’amour)
Quand
ton sourire me surprit…
Quand ton
sourire me surprit,
Je sentis
frémir tout mon être ;
Mais ce
qui domptait mon esprit,
Je ne pus
d’abord le connaître.
Ce qui me
vainquit à jamais,
Ce fut un
plus douloureux charme,
Et je
n’ai su que je t’aimais
Qu’en
voyant ta première larme !
(Armand
Sylvestre)
Ecoutez
la chanson
Ecoutez la
chanson bien douce
Qui ne
pleure que pour vous plaire.
Elle est
discrète, elle est légère :
Un frisson
d’eau sur la mousse !
Et dans
les longs plis de son voile
Qui
palpite aux brises d’automne,
Cache et
montre au cœur qui s’étonne
La vérité
comme une étoile
(Extrait,
Paul Verlaine, Sagesse)